SIR (Une romance BDSM mafieuse)

SIR (Une romance BDSM mafieuse)

Aria Steele · Terminé · 242.7k Mots

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Introduction

Le jour, Nora Ellis est la secrétaire efficace et acerbe du mystérieux milliardaire David Reid. La nuit, elle devient Mistress Scarlet – la dominatrice masquée qui règne sur la Red Room.

Ses deux vies ne se croisent jamais.
Jusqu’à la nuit où son patron franchit le seuil de son monde en tant que nouveau client.

David n’a rien à apprendre en matière de contrôle : le jour, il est le PDG impitoyable à la tête d’un empire mafieux caché ; la nuit, il devient son client le plus exigeant, sans se douter que la soumise masquée qu’il désire est la femme qui connaît chacun de ses secrets. Ce qui commence comme un plaisir interdit se transforme en obsession dangereuse, brouillant les frontières entre pouvoir, douleur et amour.

Alors que les ennemis se rapprochent et que le passé de Nora refait surface, elle doit choisir quelle part d’elle-même sauver… la femme qu’il commande, ou celle qui pourrait le détruire.

Avertissement de contenu : cette histoire contient des scènes de BDSM explicites (y compris des dynamiques de domination/soumission, des jeux d’impact, des pratiques de contrainte et de privation sensorielle), des descriptions graphiques de violences par armes à feu et de meurtre, des tentatives d’enlèvement, des menaces liées à la mafia et des éléments de crime organisé, une consommation d’alcool, ainsi que des thèmes de secret, de trahison et de manipulation émotionnelle. La discrétion du lecteur est recommandée – les pratiques sûres, saines et consenties sont mises en avant, mais le contenu peut être éprouvant pour certains.

Chapitre 1

AVERTISSEMENT : Ceci est une œuvre de fiction érotique et ne doit être considérée comme rien d’autre qu’une fiction cochonne. Ce n’est en aucun cas un guide pratique sur le BDSM, le bondage ou les relations. L’autrice ne prétend pas être experte en quoi que ce soit lié au kink et encourage toute personne intéressée à faire preuve d’intelligence, de prudence, et à mener ses propres recherches sur le sujet.

Si tu es là uniquement pour le smut, il commence vers 5 000 mots à peu près. CEPENDANT !! Je t’encourage vraiment à tout lire, parce que mon intention en l’écrivant, c’était de faire monter la tension sexuelle à fond, et même si je suis une amatrice, je pense que la montée rend le vrai passage tellement plus délicieux, et la tension en elle-même est déjà bien relevée ;)

Quelle que soit la manière dont tu décides de lire cette histoire, profite, et n’hésite pas à laisser des commentaires ! Avec assez de retours, je continuerai à coup sûr, et même sans, je le ferai probablement quand même parce que, pour être honnête, j’ai besoin de sortir ça de mon système.

Amusez-vous bien, pécheurs ;)

~ ~ ~ ~ ~

Il n’y a aucune explication logique à ça.

J’adore mon boulot de jour, vraiment. Mais il y a quelque chose dans mes activités nocturnes qui enflamme tout en moi. C’est comme si tout le reste de ma vie, toute la merde, tous les problèmes, dès que je mets un pied dans ce bâtiment à 22 heures, tout s’effaçait. Il ne reste plus que l’excitation, l’adrénaline, l’anticipation.

Et là, je suis complètement aux commandes.

Mais comme je le disais, j’aime aussi mon travail de jour. Surtout la personne pour qui je travaille directement.

En tant que secrétaire de M. Reid, le PDG de Reid Global, un conglomérat multimillionnaire présent dans un tas de secteurs – énergie, science, politique, vente –, je suis exposée à une grande partie du business, mais je sais aussi qu’il y a beaucoup de choses que j’ignore, beaucoup de choses pour lesquelles je ne suis pas assez haut placée dans la hiérarchie.

Après un an à travailler pour lui, j’ai l’impression d’avoir commencé à le cerner un peu, et je connais très bien sa réputation. Sa réputation le présente comme un homme d’affaires stoïque, sans attaches sérieuses, certains pensent qu’il est trop jeune pour le poste à seulement trente et un ans, mais personne ne peut nier qu’il obtient des résultats là où il faut.

Personnellement, je sais qu’il est gentil. En tout cas, il l’est avec moi.

J’entre dans son bureau sans même frapper, une formalité très vite tombée aux oubliettes après mes premières semaines. David et moi (ou Dave, comme je l’appelle quand on est juste tous les deux) avons tout de suite accroché, et me voilà un an plus tard, sans avoir regretté une seule seconde.

Il est au téléphone, comme d’habitude, mais je m’occupe de mes tâches habituelles. Je remplace la tasse de café froide sur la table par une nouvelle, qu’il oubliera probablement encore, je remets un peu d’ordre dans les dossiers sur son bureau pendant qu’il arpente la pièce en criant sur je-ne-sais-qui à l’autre bout du fil, et je pose son planning de demain à côté de son ordinateur.

Je lève les yeux vers lui en terminant, me rappelant l’autre raison pour laquelle j’aime tellement ce boulot.

M. Reid est canon.

Sa veste de costume a été abandonnée sur l’un des fauteuils, mais il est encore en chemise, gilet, pantalon de costume et chaussures impeccables. Il est l’incarnation même du PDG, mais ses cheveux sombres font ressortir ses yeux bleus perçants de l’autre côté de la pièce, et j’adore en secret le fait qu’il semble toujours acheter ses chemises une taille trop petite, ce qui fait que ses muscles tendent légèrement le tissu.

Il me surprend en train de le regarder, et il sourit avant de lever les yeux au ciel et de brandir un doigt pour me dire d’attendre, ce qui m’indique qu’il en a déjà mentalement fini avec la conversation.

Je reste sagement debout derrière son bureau, les bras chargés des vieux dossiers dont il n’a plus besoin, une main serrant la tasse de café vieille de deux heures, en attendant qu’il daigne raccrocher.

« Je ne vais pas te le répéter, Owen, tu étais censé t’en occuper il y a deux jours. Si le contrat signé n’est pas entre mes mains demain à treize heures, considère que c’est ta dernière journée. » lâche David dans le téléphone avant de finalement raccrocher.

Il ferme les yeux et prend une profonde inspiration.

« Je t’avais dit il y a des semaines de ne pas laisser Owen s’en occuper, Dave. » dis-je. Il rouvre les yeux, rit doucement, puis s’avance vers moi.

« Je sais bien, mais je ne peux pas laisser les directeurs découvrir que je prends mes conseils stratégiques auprès de ma secrétaire. Ils vont croire que je me ramollis. » répond-il en attrapant le café tout frais et en en prenant une gorgée.

— Eh bien, ta modeste secrétaire passe plus de temps sur le terrain que toi, alors tu devrais peut‑être l’écouter à l’avenir, je réplique en faisant le tour du bureau pour passer à côté de lui. Je te laisserai même t’en attribuer le mérite.

— Je m’en souviendrai, répond‑il en reposant son café, puis il se tourne pour s’adosser à son bureau tandis qu’il me regarde marcher vers la porte. Journée finie ?

— Pour moi, oui, dis‑je en m’arrêtant. Mais je t’ai laissé le dossier Vance sur le bureau, tu dois…

— Pff, je sais, grogne‑t‑il en se frottant le visage à deux mains.

— Il veut un rendez‑vous la semaine prochaine.

— Dis‑lui que je suis occupé.

— Je lui dis ça depuis deux mois, je ris en revenant vers lui. Il veut juste ta première proposition, alors mets de côté l’aversion que tu as pour lui et occupe‑toi‑en, j’ordonne en venant me planter devant lui.

Il se lèche la lèvre inférieure en me regardant de haut avec un sourcil levé.

Avec n’importe quel autre patron, je serais terrorisée de lui parler comme ça. Mais Dave et moi ? C’est notre normalité, ce genre de plaisanteries. Le sourcil, la lèvre, c’est aussi juste une habitude chez lui, et je n’ai absolument pas envie qu’il arrête un jour.

— Je t’ai déjà fait un brouillon, ajouté‑je, ce qui lui fait aussitôt tomber la mâchoire.

— Ah bon ? demande‑t‑il en attrapant le dossier derrière lui pour le feuilleter.

Je ris en repartant vers la porte. — Bien sûr que oui, parce que tu ne l’aurais jamais fait.

— C’est de la merde, Nora ! s’exclame‑t‑il en fronçant les sourcils, le doigt pointé vers les pages.

— Je sais, je l’ai fait pourri exprès pour que tu aies envie de le corriger, j’explique avec un grand sourire. Il lève les yeux au ciel.

— Sournoise. Tu fais quelque chose ce soir ? demande‑t‑il, même si son attention est déjà retombée sur la proposition pourrie, et qu’il a déjà pris son stylo pour la corriger. Ce qui fait qu’il ne voit pas mon corps se raidir légèrement.

— Pas vraiment. Comme d’habitude. Et toi ? demandé‑je poliment.

— Je pense que ce sera encore un peu de ça, répond‑il avec un léger soupir en s’asseyant sur sa chaise et en laissant retomber le dossier sur son bureau. Il relève la tête vers moi avec un petit sourire aux lèvres. On se voit demain matin.

— À demain matin, je répète avant de sortir.

~ ~ ~ ~ ~

Quatre heures plus tard, j’entre dans l’autre bâtiment où je passe l’autre moitié de ma vie. J’inspire son odeur familière, j’aperçois des visages familiers, et je savoure la sensation, tout aussi familière, de l’excitation qui commence à se répandre en moi. Il n’y a vraiment rien de comparable.

À mon boulot de jour, je joue un rôle. Nora Ellis, secrétaire de M. Reid. Vue mais pas entendue. Personne sur qui on se retournerait.

Ici, pourtant ? Ici, je porte un autre nom, une autre facette de ma personnalité, et je passe certainement loin d’être inaperçue, surtout avec mon masque emblématique en dentelle violette et noire que tout le monde a appris à reconnaître.

C’est un masque simple, qui couvre la zone autour de mes yeux, la dentelle tombant délicatement sur mes joues, le ruban noué derrière la tête, avec de petites gouttes de pierres noires le long des bords. Il tranche avec la perruque rousse que je porte aussi, un autre élément par lequel tout le monde me reconnaît.

Je hoche la tête aux agents de sécurité postés à la porte du personnel, les laissant l’ouvrir pour moi avant de passer. Je vais directement saluer et enlacer les autres qui bossent ici, avant qu’on commence tous à se diriger vers la salle principale. Je repère rapidement les habitués, les petits nouveaux, la zone attribuée à chaque fille pour la nuit, et j’adresse un signe de tête au barman, qui se met aussitôt à préparer mon verre.

Je ne suis pas propriétaire des lieux, mais les autres me considèrent comme la troisième responsable. Selena, la vraie rousse, est la patronne. C’est elle qui possède le club. Le numéro deux, c’est Nico. Il reste derrière le bar, l’air d’un barman comme les autres, mais s’il se passe le moindre truc, il est là en une fraction de seconde et il peut mettre quelqu’un dehors, même si le type fait deux fois sa taille.

Après eux, il y a moi, officieusement. Je suis là depuis si longtemps que tout le monde part du principe que je fais partie de la direction, et ma grande complicité avec Sel et Nico ne fait que renforcer cette impression. De toute façon, je considère cet endroit comme ma deuxième maison, vu le nombre de fois où Sel, Nico et moi finissons par dormir ici une fois les portes fermées, entassés dans son bureau quand je suis entre deux locations d’appart, sachant que si j’ai besoin de quoi que ce soit, ce lieu est là pour moi.

Je prends une grande inspiration, le sourire aux lèvres, en m’adossant au bar, me préparant pour une nuit de débauche bien remplie.

J’adore vraiment travailler dans un club BDSM.

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